ÉDITION SPÉCIALE. Rocky, un show qui a du punch

En deuxième partie du concert, le public déjà conquis par la prestation précédente découvrait Rocky, un groupe de pop électronique déjanté. Autour de la chanteuse charismatique Inès Kokou, Tom et Laurent ont enflammé la scène et ont accepté de répondre à quelques questions.

Le Halo Magazine : Racontez-nous vos débuts, la formation du groupe, votre signature en label ?

Inès : A l’origine les 4 garçons (ndlr : les deux Olivier manquant rangeaient le matériel) formaient un groupe à Lille et recherchaient une voix plutôt féminine pour les accompagner. De passage pour mes études, nous avons accrochés très rapidement par l’intermédiaire d’un pote et cela fera bientôt 7 ans que nous existons. Signer avec le Label GUM (The Shoes et Woodkid) fut une très belle opportunité que nous avons saisie au vol évidemment.

L.H.M. : Justement, certains vous compare aux Shoes, cela vous paraît-il approprié ?

Laurent : Oui bien-sûr nous avons quelques points-communs ensemble même si globalement nos influences diffèrent. Nous sommes un groupe à part entière tandis qu’eux se placent également comme producteurs, les nôtres en l’occurrence.

L.H.M. : Vous évoquiez vos influences, quelles sont elles ?

Laurent : Elles sont forcément plus nombreuses à 5 que tout seul mais le tronc commun c’est celui de la danse, qu’elle soit disco, punk, pop mais nous aimons également mélanger toutes sortes de styles. Le hip-hop, le R&B, la pop, le Rock font partie intégrante de Rocky.

L.H.M. : A quoi fait référence votre nom de groupe ?

Tom : Il fallait que nous soyons facilement trouvable sur internet (rires) ! En vérité nous cherchions à détourner une marque forte, intemporelle et universelle pour en faire de la musique.

L.H.M. : Votre album Soft Machines est sorti en 2016, que pouvons-nous y trouver ?

Inès : Énormément de choses! Nous parlions de nos influences multiples et vastes, cet album en est le reflet. Pas tant par opportunisme mais par refus de choisir entre différentes parties de nous 5. Néanmoins, les structures de chanson restent globalement classiques avec couplets-refrains dans un esprit pop avant-tout.

L.H.M. : Quels sont vos projets futurs ?

Laurent : La tournée se termine bientôt et notre priorité est de la conclure de la meilleure des façons possibles. Ensuite nous nous reposerons bien-sûr mais nous souhaitons rapidement nous tourner vers l’avenir avec l’élaboration d’un prochain EP.

L.H.M. : Vos morceaux sont exclusivement en Anglais, un extrait dans la langue de Molière est-il envisageable ?

Inès : Oui tout à fait, l’anglais se prête particulièrement bien à notre thématique musicale et fait écho aux artistes que nous écoutons. Toutefois nous sommes conscients qu’une grande partie du public ne comprend pas ce que nous disons.

Laurent : Et nous y compris (rires)! Plus sérieusement l’idée d’écrire une chanson en Français nous taraude et c’est pourquoi nous ne fermerons aucune porte.

L.H.M. : C’était votre première fois au Mans, quelles sont vos impressions à chaud ?

Tom : Très bonnes, c’était super. Le public s’est mis à danser très tôt et c’est ce qui nous importe le plus. Nous c’est comme ça qu’on remarque si ça se passe bien, lorsque les gens dansent ça nous encourage et nous motive.

L.H.M. : Reviendrez-vous ?

Rocky : Evidemment ! Nous n’avons pas eu la chance de visiter la ville mais nous avons dégusté des rillettes chez Ruel. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une excellente adresse ! (rires).

Benjamin Haran