ÉDITION SPÉCIALE. Festival Bebop. Découverte d’un OVNI musical : VoyoV s’est entretenu avec nous

L’équipe du Halo Magazine était venue assister à la prestation de Ben Mazué, finalement nous n’avons eu d’yeux que pour lui : VoyoV jeune musicien nantais de 28 ans au CV déjà bien garni. Bassiste pour les groupes Rhum For Pauline, Pegase ou encore Elephanz, la carrière de Thibault Vanhooland a su évoluer et prendre une direction nouvelle et solitaire. Une véritable réussite tant sur le plan musical qu’esthétique pour ce garçon que nous avons pris plaisir à rencontrer.

Le Halo Magazine : Tout d’abord, que signifie ton nom de scène ? Doit-on t’appeler VoyoV ou Voyou ?

VoyoV (ou Voyou) : En fait, mon pseudonyme c’est bel et bien Voyou. Visuellement j’aimais beaucoup l’idée du palindrome mais cela posait problème en terme de référencement. C’est pourquoi nous avons acté que l’on m’appellerait et m’écrirait Voyou désormais. Pour moi c’est un adjectif mignon qui qualifie les petits brigands, ceux qui font des bêtises sans conséquence et sans causer de tort à personne.

L.H.M. : Tu as décidé de prendre la route seul, est ce que tu appréhendes cette nouvelle aventure ?

VoyoV : Certainement un peu mais je n’ai pas peur. Je suis très bien entouré et l’engouement autour de mon projet m’excite énormément. Partir à la rencontre du public est une expérience forcément gratifiante.

L.H.M. : Justement, la salle dans laquelle tu as évolué n’invite pas vraiment les spectateurs à danser. Comment as-tu vécu ce concert ?

VoyoV : C’était forcément quelque chose de différent mais j’ai vraiment passé un super moment. C’est amusant d’observer les gens rythmés par la musique et frustrés de ne pas pouvoir se lever. Je n’ai pas d’exigences particulières à partir du moment où l’on partage une émotion tous ensemble.

L.H.M. : Parlons maintenant de ta musique, comment définis-tu ton style ? On parle de toi régulièrement comme d’un OVNI, quelles sont tes influences ?

VoyoV : Je pense qu’il est difficile de mettre un mot générique pour qualifier ce que je fais. Je m’inspire d’énormément d’artistes, de morceaux et de styles différents, je suis le fruit ou la synthèse de tout ce que j’ai pu écouter et apprécier de mon enfance jusqu’à maintenant.

L.H.M. : Pourtant accoutumé à la langue de Shakespeare lors de tes précédentes expériences, pourquoi avoir choisi le français pour cette nouvelle carrière solo ?

VoyoV : Ce que je souhaite c’est raconter des histoires à mon public, la langue comme vecteur de partage est donc devenue une évidence toute naturelle.

L.H.M. : Parallèlement à tes morceaux, c’est également le choix des lumières et l’esthétique du spectacle en général qui nous frappe. C’est une volonté de ta part ?

VoyoV : Oui évidemment je souhaitais proposer un rendu qui sorte un peu de l’ordinaire. Pour l’anecdote c’est un ami geek à moi qui a contribué à la création de l’instrument central. Faire briller chaque percussion ça peut paraître simple mais c’est énormément de travail informatique derrière.

L.H.M. : Tu es un musicien polyvalent, quels sont tes instruments de prédilection ?

VoyoV : En tant que directeur du conservatoire, mon père m’a très vite initié à la trompette. Puis lorsque je suis entré dans ma période un peu « rebelle », j’ai commencé à toucher à la batterie, à la basse et la musique un peu plus rock en général.

L.H.M. : Tu as récemment sorti l’E.P « On s’emmène avec toi », est-ce une sorte de mise en bouche ?

VoyoV : Mise en bouche et même un carton d’invitation pour les projets à venir. Comme son nom l’indique, c’est une incitation au regroupement et à faire des choses tous ensembles. J’écris beaucoup depuis quelques années et c’est pourquoi d’autres épisodes suivront dans les mois à venir.

L.H.M. : En parlant de cela, quels sont tes projets à court et moyen terme ?

VoyoV : Je serai aux Trans Musicales de Rennes le 9 décembre ce qui représente pour moi une jolie opportunité de faire découvrir ma musique. Toujours dans l’optique de faire connaissance avec le public, je pars également en studio enregistrer de nouveaux morceaux. À moyen terme je prépare un album, mon premier donc, qui représentera quelque-chose de très fort dans ma jeune carrière solo.

Et pour vous faire un avis, VoyoV, c’est ça :

Propos recueillis par Benjamin Haran et Pierre Lefourn

Benjamin Haran

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