Grâce à une nouvelle génération plus engagée que jamais, la politique devient un concept de collection haute couture et prêt-à-porter et une véritable mode vestimentaire chez les jeunes. L’industrie de la mode tenterait-elle d’œuvrer pour un monde meilleur ? Entre défilés engagés, mannequins militants et t-shirts slogan, l’engagement politique semble passer aussi par une façon de s’habiller.

Longtemps négligé, tant par le monde médiatique que par la sphère sportive elle-même, le football féminin en vient aujourd’hui à acquérir une reconnaissance certaine. Fort d’un combat centenaire, de son apogée dans les années 1920 à sa censure jusqu’en 1971, le football féminin est devenu terrain d’expression de la liberté des femmes.

C’est lors des fêtes de Pamplune, l’été 2016, dans la région de Navarre (au nord de l’Espagne), qu’une jeune femme s’est faite violée collectivement, par cinq hommes qui se surnommaient « la meute ». Selon France Inter, les cinq Sévillans, apparemment supporteurs ultras du Séville FC, ont d’abord été condamnés par le parquet à vingt-deux ans et dix mois de prison, ainsi qu’à 100 000 euros d’amende. S’ils se sont vantés sur WhatsApp de leur viol collectif, notamment en postant une vidéo de la jeune femme, ils ont nié leur acte durant le premier procès, affirmant que la jeune femme de dix-huit ans avait été consentante.

Dans quelques minutes, il recevra un appel de sa mère le priant de rappliquer au bercail. Assurément, il l’enverra balader. Vêtu de sa combinaison fluo-moulante, ses antennes illuminées sur le crâne, Eli donne tout. Face à son piano électrique, au centre d’un café désert, il chansonne péniblement l’un de ses morceaux. Le synthé vrille, le micro lâche, la musique cesse : Eli est viré. Dans quelques heures, fauché, sans emploi, il ira donc rejoindre sa mère et ses sœurs au bercail.