Avant toute chose il me semble nécessaire de préciser que s’intéresser à la couleur politique d’un genre musical peut, à première vue, paraître incongru, comme n’importe quelle entreprise de catégorisation politique d’un art dans sa globalité. Il sera néanmoins entrepris dans cet article de dresser le portrait politique du rap français. Cela s’avère à mon sens être intéressant en raison, notamment, de la place particulière qu’occupe le rap de par sa nature historiquement politique et par la place qu’il occupe sur le champ médiatique pour des raisons que l’on peut qualifier de « politiques » (débats sur la laïcité, sur « l’identité nationale », le (néo)colonialisme, les inégalités, la précarité, etc.).

Ce sont sur ces mots – « La femme ne demande rien : elle exige » – que nous avons quitté Kernen, après l’avoir interviewée. Avec ce ton militant, qui n’a pas peur d’exprimer ce qui lui semble nécessaire, cette interview prit rapidement la forme d’un réel plaidoyer pour l’autonomie du sujet face au genre. Après deux années de classe préparatoire littéraire et étudiant actuellement les sciences politiques et le management public à Paris, Kernen a accepté de répondre à l’ensemble de nos questions et nous a proposé une vision singulière de l’état du féminisme et de la question du genre dans notre société.

Octobre 2018, au Lycée Edouart-Branly, de Créteil, une professeure se retrouve face à deux élèves lui braquant sur la tempe une arme factice. Entre les élèves et les professeurs rien ne va plus. Dans ce premier volet d’une série de reportages sur l’éducation, nous aborderons la manière dont les professeurs sont formés et quelles solutions sont envisageables pour une école moins violente et des professeurs plus sereins.

En septembre dernier, la sociologue et politologue Jeannine Mossuz-Lavau publiait, 16 ans après sa première enquête sur le sujet, La vie sexuelle en France. Elle y constate une libération de la parole sur la sexualité. Internet apparaît comme l’un des vecteurs principaux de ce changement. Pour certains, ce foisonnement d’images et de propos, pour partie libérés de la censure, s’avère désacralisant parce que le sexe est précieux et intime. Pour autant, il est aussi sociétal, et les discours d’ordres médical, juridique, psychologique, en lien avec notre vie sexuelle, ont le mérite de mettre à jour un constat probant : les femmes ne sont toujours pas égales aux hommes en matière de sexualité. Elles portent en effet le fardeau de la contraception. Leur nombre de partenaires reste sujet à un jugement aussi sévère qu’illégitime. De manière générale, la recherche du plaisir charnel reste considérée comme une caractéristique masculine. Lorsqu’elle est assumée chez une femme, encore davantage sur internet, c’est la porte ouverte aux insultes. La femme doit être plus douce, plus pure. Mais à la charnière des discours scientifique et féministe, un nouveau terrain de lutte émerge : celui de la répartition des plaisirs dans les rapports hétérosexuels. La sexualité, en tant qu’élément central des rapports hommes-femmes, est donc un espace où l’égalité est encore à conquérir.

En décembre 2011, est déposée une première proposition de loi visant à pénaliser les clients de la prostitution, supposément censée permettre de renforcer la protection des victimes de l’exploitation sexuelle dans la traite des êtres humains et du proxénétisme. Après de vifs débats remettant en question l’efficacité d’une telle mesure, une nouvelle proposition de loi similaire déposée par des députés socialistes finit par être adoptée en avril 2016 par l’Assemblée Nationale, supprimant néanmoins le délit de racolage institué en 2013. Il soumettait potentiellement les prostitué-e-s à une peine d’emprisonnement d’une durée de deux mois et 3 750 euros d’amende.

Vous aurez sûrement entendu parler de « l’affaire du siècle », ces dernières semaines. Il s’agit d’une pétition en ligne lancée le 18 décembre 2018 par différentes ONG pour soutenir un recours en justice contre l’Etat français pour « carence fautive » dans son action pour contenir le changement climatique. Ces dernières années, la planète a connu de nombreux phénomènes naturels très violents, comme les ouragans qui ont détruit une grande partie des îles Saint-Barthélémy et Saint-Martin l’année dernière. Le dérèglement climatique, qui provoque ces phénomènes, se fait ressentir notamment en France métropolitaine par quelques flocons de neige en plein mois de mai et des températures assez élevées pour des mois d’hiver. Pour certaines célébrités, comme Martin Solveig, DJ mondialement connu mais également producteur et compositeur, et les différents influenceurs sur Internet, il y a urgence.

Dans une société toujours plus pessimiste pour l’avenir des jeunes, il semble bon de garder des projets et de faire ce qu’il vous plait. Beaucoup de jeunes aujourd’hui, dans le monde entier, n’osent pas rêver, n’osent pas se lancer dans ce qui les a toujours motivé. Pourtant, certains se jettent à l’eau et cela leur réussit plutôt bien. Prenons exemple : Le Halo Magazine a rencontré une jeune espagnole, Sandra González Nicolás, qui a réalisé son rêve et créé sa propre marque de vêtements.