À la suite des élections de mi-mandat, mardi 6 novembre 2018, aux États-Unis, le pays est plus fracturé que jamais. Depuis 2016, sous la tutelle de Donald Trump, les Américains ne sont plus d’accord sur rien. Les Républicains autant que les Démocrates ont atteint le point le plus extrême de leur parti respectif. Au Texas, l’élection a pris un tournant inattendu.

Les États-Unis se sont construits grâce à l’immigration, d’abord européenne, sans laquelle le pays n’aurait pas la puissance qu’on lui connaît aujourd’hui. Mais cette expansion s’est faite au détriment des populations locales présentes sur le territoire bien avant l’arrivée des colons, ainsi qu’au détriment des populations noires importées de force et réduites en esclavage. Les États-Unis ont donc un lourd passé avec l’immigration, alors que la politique actuelle du pays tend au contraire à empêcher au maximum cette immigration.

Si le débat sur la laïcité est sensible et houleux ces derniers temps en France, il n’est pas exclusif et s’exporte également à l’international. Au Québec notamment, où la problématique questionne et fracture un pays pourtant cité en exemple en matière de droits de l’Homme et de tolérance. Pourtant, le 1 décembre dernier, une partie de la très controversée loi n°62 portant sur la neutralité religieuse de l’État a été suspendue par Babak Barin, le juge de la Cour supérieure du Québec. C’est plus particulièrement la mise en place de l’article 10 de la loi adoptée le 18 octobre qui est marqué d’un sursis temporaire. Son contenu a été jugé trop ambigu par la Cour supérieure : les directives entourant les accommodements raisonnables de la loi n’étaient pas clairement définies.