Catégorie : Décryptage

Décryptage La Rédac' Séries Société

Burn-out‌ ‌‌de l’open‌ ‌space‌‌ ‌: ‌quelles‌ ‌échappatoires‌ ‌pour‌ ‌ce‌ ‌théâtre‌ ‌de‌ ‌l’aliénation‌ ‌?‌ (Partie 3/3)

L’open space ne peut être qu’une mascarade, qui camoufle elle-même ses propres défauts, tentant de faire croire, aux employés, mais aussi à ceux qui ne connaissent pas ce type d’espace de travail, qu’il est la panacée, un remède universel aux transformations du monde du travail actuelles. Or, l’open space n’est rien de cela, et même, ne semble plus assez stratège pour berner tout un chacun d’illusions, si bien que, une des conséquences de cela, c’est que « c’est désormais chez soi que l’on tâche de recréer le “bureau paysager” de ses rêves. [1] » L’open space a tiré un trait sur la possibilité d’être un espace de travail qui puisse véritablement donner envie aux employés de s’investir dans leur entreprise ; c’en est presque devenu un lieu de passage, que l’on quitte aussi rapidement que l’on y entre.

Décryptage La Rédac' Séries Société

Burn-out de l’open space : un théâtre sans coulisse (Partie 2/3)

Dans le premier article de notre dossier « Le burn-out de l’open space ? », nous avons tenté de faire l’esquisse de ce qu’est véritablement l’open space, ainsi qu’il est apparu dans la continuité de l’évolution du monde du travail dans sa globalité. La question qui résonne encore, en vertu des critiques qui ont été prononcées à son égard, demeure celle-ci : « Pourquoi l’open space est-il vécu comme source d’angoisse alors qu’il a été revisité pour mieux supporter l’évolution des modes de travail et s’adapter à la société contemporaine ? [1] » Il semblerait que, malgré tout, l’open space plait. En réalité, nous sommes convaincus que ce n’est pas le cas, et qu’il cache sa véritable nature continuellement.

Décryptage La Rédac' Séries Société

Burn-out de l’open space : décrire et comprendre l’espace ouvert (Partie 1/3)

« Pendant dix années, enfermé volontaire dans l’espace ouvert, je suis à présent prisonnier à l’infini de ce calvaire. Hélas, quand j’ai voulu me retirer de cette vie que je n’ai pas choisie, la fine pellicule à ma surface s’est évanouie. L’open space avait puisé mon essence et en partant, j’ai perdu ma consistance [1] », explique N2, un des personnages de la pièce Bienvenue dans l’Open Space, écrite par Lina Skoglund. Dans cette pièce loufoque, l’open space est ce lieu où chaque employé est voué à se perdre, à sombrer dans la folie. Cette satire est éminemment représentative des discours qui sont habituellement tenus au sujet de ces bureaux paysagers.

Décryptage La Rédac' Monde Société

De quoi le masculinisme est-il le nom ? (Partie 2/2)

L’apparition des études de genre dans le champ des sciences sociales a permis d’introduire une nouvelle variable qui était jusqu’ici ignorée : les femmes. Au-delà d’inclure une frange non-négligeable de la société dans l’étude des faits sociaux, cela a donné l’opportunité au mouvement féministe d’appuyer ses revendications sur des études scientifiques.

Décryptage La Rédac' Monde Société

De quoi le masculinisme est-il le nom ? (Partie 1/2)

En février dernier, des personnalités influentes de l’espace médiatique sont mis sous les feux des projecteurs. La raison ? Leur association au groupe privée Facebook de la Ligue du LOL, et leur participation aux campagnes de harcèlement en ligne contre des personnes pour cause de leurs revendications politiques, leur appartenance religieuse et/ou leur orientation sexuelle.

Décryptage La Rédac' Numérique Société

La fin du voyageur moderne au pays de l’hypermodernité

La saison estivale touche à sa fin, et pour ceux qui ont pu profiter de ces mois de vacances, troquer l’oisiveté, les festivités, et la liberté de cette période pour retrouver la routine professionnelle ou scolaire risque de rimer avec pénibilité… supposant que durant cette période, la routine fut effectivement rompue au-delà de l’absence d’obligation professionnelle ou scolaire.

Décryptage France Société

De la Tribune à l’Échafaud, une histoire en mouvement des femmes et bientôt du féminisme sous la Révolution française

Dans Le Prince Philosophe, Olympe de Gouge écrivait en 1792 : “Ah si les femmes veulent seconder mes désirs, je veux que, dans les siècles futurs, on place leur nom au rang de ceux des plus grands hommes ; non seulement je veux qu’elles cultivent les lettres, les arts, mais qu’elles soient propres encore à exercer des places dans les tribunaux, dans les affaires contentieuses, dans l’administration des affaires de goût [1]. ” D’un certain point de vue, cet extrait nous rappelle les quelques mots de Christiane Taubira quand cette dernière affirmait que les femmes étaient “la moitié du ciel et même un peu plus” et que de ce fait, elles devaient être “la moitié partout où se prennent les décisions”. La Révolution française, survenue en 1789 apparaît à maints égards comme un moment clé de notre histoire, une acmé des revendications où les injustices supportées sous l’Ancien Régime ne peuvent plus être ignorées par le Roi.

Décryptage France Musique

Le rap français a-t-il une couleur politique ?

Avant toute chose il me semble nécessaire de préciser que s’intéresser à la couleur politique d’un genre musical peut, à première vue, paraître incongru, comme n’importe quelle entreprise de catégorisation politique d’un art dans sa globalité. Il sera néanmoins entrepris dans cet article de dresser le portrait politique du rap français. Cela s’avère à mon sens être intéressant en raison, notamment, de la place particulière qu’occupe le rap de par sa nature historiquement politique et par la place qu’il occupe sur le champ médiatique pour des raisons que l’on peut qualifier de « politiques » (débats sur la laïcité, sur « l’identité nationale », le (néo)colonialisme, les inégalités, la précarité, etc.).