Dans Le Prince Philosophe, Olympe de Gouge écrivait en 1792 : “Ah si les femmes veulent seconder mes désirs, je veux que, dans les siècles futurs, on place leur nom au rang de ceux des plus grands hommes ; non seulement je veux qu’elles cultivent les lettres, les arts, mais qu’elles soient propres encore à exercer des places dans les tribunaux, dans les affaires contentieuses, dans l’administration des affaires de goût [1]. ” D’un certain point de vue, cet extrait nous rappelle les quelques mots de Christiane Taubira quand cette dernière affirmait que les femmes étaient “la moitié du ciel et même un peu plus” et que de ce fait, elles devaient être “la moitié partout où se prennent les décisions”. La Révolution française, survenue en 1789 apparaît à maints égards comme un moment clé de notre histoire, une acmé des revendications où les injustices supportées sous l’Ancien Régime ne peuvent plus être ignorées par le Roi.

Avant toute chose il me semble nécessaire de préciser que s’intéresser à la couleur politique d’un genre musical peut, à première vue, paraître incongru, comme n’importe quelle entreprise de catégorisation politique d’un art dans sa globalité. Il sera néanmoins entrepris dans cet article de dresser le portrait politique du rap français. Cela s’avère à mon sens être intéressant en raison, notamment, de la place particulière qu’occupe le rap de par sa nature historiquement politique et par la place qu’il occupe sur le champ médiatique pour des raisons que l’on peut qualifier de « politiques » (débats sur la laïcité, sur « l’identité nationale », le (néo)colonialisme, les inégalités, la précarité, etc.).

Les États-Unis se sont construits grâce à l’immigration, d’abord européenne, sans laquelle le pays n’aurait pas la puissance qu’on lui connaît aujourd’hui. Mais cette expansion s’est faite au détriment des populations locales présentes sur le territoire bien avant l’arrivée des colons, ainsi qu’au détriment des populations noires importées de force et réduites en esclavage. Les États-Unis ont donc un lourd passé avec l’immigration, alors que la politique actuelle du pays tend au contraire à empêcher au maximum cette immigration.

2016 : le monde entier est sous le choc en voyant la victoire de Donald Trump ! Faisant parti des républicains, Trump est qualifié d’extrême de par ses idées et son langage cru ; dans le même temps en Europe les partis d’extrême droite arrivent sur le devant de la scène. Dans certains pays, cela n’est pas sans rappeler la montée du fascisme dans les années 20-30. Cependant peut-on vraiment comparer les partis fascistes des années 30 à l’extrême droite d’aujourd’hui ? C’est ce que nous allons continuer de voir avec ces deux derniers points.

2016 : le monde entier est sous le choc en voyant la victoire de Donald Trump ! Faisant parti des républicains, Trump est qualifié d’extrême de par ses idées et son langage cru ; dans le même temps en Europe les partis d’extrême droite arrivent sur le devant de la scène. Dans certains pays, cela n’est pas sans rappeler la montée du fascisme dans les années 20-30. Cependant peut-on vraiment comparer les partis fascistes des années 30 à l’extrême droite d’aujourd’hui ? C’est ce que nous allons voir.