Selon les résultats issus du baromètre de la confiance politique réalisé par le CEVIPOF pour 2019, 91 % des Français n’ont pas confiance dans les partis politiques. De fait, le parti est aujourd’hui synonyme de clan formé de professionnels de la politique qui s’accrochent au pouvoir tout en menant une lutte nauséabonde. Les partis traditionnels tels que l’UMP/LR et le PS semblent peu enclins à répondre aux attentes d’une partie des Français. Les derniers mouvements sociaux tel que Nuit debout, les Gilets jaunes ou encore les grèves pour le climat insistaient sur une volonté de s’extraire des considérations partisanes structurantes. Un paradoxe cependant, le parti était LE modèle d’organisation de l’action politique. Pendant les périodes d’élection et en dehors, le parti politique était un cadre structurant de la démocratie représentative encore très ancré dans la conscience collective.

« Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver. » On doit cette phrase à Hanns Johst, dramaturge allemand proche du parti nazi – souvent attribuée, à tort, au dirigeant Joseph Goebbels. Tandis qu’Emmanuel Macron s’évertue à défendre la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) pour préserver l’hexagone de la fuite des fortunes françaises, ici, quand la culture française prend feu, nos millionnaires sortent leur portefeuille.

Dans La droite, hier et aujourd’hui, l’historien Michel Winock rappel que “la droite n’existe et ne se définit qu’en raison de l’existence d’une gauche. Elle n’est pas une entité ; elle n’est fondée que sur des rapports”. De ce point de vue, l’historien rappelle que la France a en effet inventé la gauche et la droite, faisant de ce clivage, d’abord idéologique, un lieu essentiel de l’affrontement entre ces figures antagonistes de la Nation : la version monarchique débutant avec Hugues Capet, jusqu’à la décapitation de Louis XVI le 21 janvier 1793 et la version révolutionnaire, de 1791 jusqu’à nos jours. Clivage qui s’est traduit le plus souvent, par un climat permanent de violence rampant.

Le 4 avril 2019, l’Emission politique rassemblait les têtes de listes des principaux partis politiques français en lice pour les élections européennes du 26 mai. La division au sein de la gauche française a semblé plus éclatante que jamais. Génération.s, Europe Ecologie les Verts et Place Publique/PS prônent les mêmes valeurs fondamentales. Pourtant, ils ne parviennent pas à faire bloc uni pour les défendre. En résulte l’indéniable faiblesse de la gauche. Face à cette situation les électeurs de gauche se trouvent dans l’embarras.

À un mois du premier tour des élections européennes, la France reste empêtrée dans une crise politique inédite qui remet en cause le tableau originel d’une élite dirigeante. Aujourd’hui, à l’égard des différentes démonstrations de force du gouvernement sinon de volonté d’impressionner ses opposants, le rapport de force semble s’inverser lorsque celui-ci pose la question de la démocratie.

Dans Le Prince Philosophe, Olympe de Gouge écrivait en 1792 : “Ah si les femmes veulent seconder mes désirs, je veux que, dans les siècles futurs, on place leur nom au rang de ceux des plus grands hommes ; non seulement je veux qu’elles cultivent les lettres, les arts, mais qu’elles soient propres encore à exercer des places dans les tribunaux, dans les affaires contentieuses, dans l’administration des affaires de goût [1]. ” D’un certain point de vue, cet extrait nous rappelle les quelques mots de Christiane Taubira quand cette dernière affirmait que les femmes étaient “la moitié du ciel et même un peu plus” et que de ce fait, elles devaient être “la moitié partout où se prennent les décisions”. La Révolution française, survenue en 1789 apparaît à maints égards comme un moment clé de notre histoire, une acmé des revendications où les injustices supportées sous l’Ancien Régime ne peuvent plus être ignorées par le Roi.

LE HALO TV. Interview d’Anthony Sitruk : 50 ans après sa mort, Jan Palach raconté dans un roman

Le Halo TV a rencontré l’auteur Anthony Sitruk. Il revient avec un second roman, « La Vie brève de Jan Palach » aux éditions Le Dilettante. Carnet de voyage ou roman historique, le livre vous emmène en Tchécoslovaquie et, plus précisément, sur la place Venceslas à Prague où un jeune étudiant en histoire s’est immolé par le feu, il y a cinquante ans, un certain 16 janvier 1969, pour lutter contre l’ingérence du pouvoir politique face à l’invasion des forces du pacte de Varsovie dans le pays.

LE HALO TV. Interview de Kent : une guitare, une plume et un sixième roman pour l’ancien chanteur de Starshooter

Auteur, compositeur, interprète et dessinateur de BD, en passant par la radio et le cinéma, Kent s’est fait connaître à l’âge de vingt ans pour avoir été le chanteur du groupe de rock Starshooter. Aujourd’hui, l’artiste revient avec un sixième roman, Peine Perdue, aux éditions Le Dilettante. Rencontre avec cet artiste polyvalent et fort sympathique.

Avant toute chose il me semble nécessaire de préciser que s’intéresser à la couleur politique d’un genre musical peut, à première vue, paraître incongru, comme n’importe quelle entreprise de catégorisation politique d’un art dans sa globalité. Il sera néanmoins entrepris dans cet article de dresser le portrait politique du rap français. Cela s’avère à mon sens être intéressant en raison, notamment, de la place particulière qu’occupe le rap de par sa nature historiquement politique et par la place qu’il occupe sur le champ médiatique pour des raisons que l’on peut qualifier de « politiques » (débats sur la laïcité, sur « l’identité nationale », le (néo)colonialisme, les inégalités, la précarité, etc.).

Ce sont sur ces mots – « La femme ne demande rien : elle exige » – que nous avons quitté Kernen, après l’avoir interviewée. Avec ce ton militant, qui n’a pas peur d’exprimer ce qui lui semble nécessaire, cette interview prit rapidement la forme d’un réel plaidoyer pour l’autonomie du sujet face au genre. Après deux années de classe préparatoire littéraire et étudiant actuellement les sciences politiques et le management public à Paris, Kernen a accepté de répondre à l’ensemble de nos questions et nous a proposé une vision singulière de l’état du féminisme et de la question du genre dans notre société.