Selon les résultats issus du baromètre de la confiance politique réalisé par le CEVIPOF pour 2019, 91 % des Français n’ont pas confiance dans les partis politiques. De fait, le parti est aujourd’hui synonyme de clan formé de professionnels de la politique qui s’accrochent au pouvoir tout en menant une lutte nauséabonde. Les partis traditionnels tels que l’UMP/LR et le PS semblent peu enclins à répondre aux attentes d’une partie des Français. Les derniers mouvements sociaux tel que Nuit debout, les Gilets jaunes ou encore les grèves pour le climat insistaient sur une volonté de s’extraire des considérations partisanes structurantes. Un paradoxe cependant, le parti était LE modèle d’organisation de l’action politique. Pendant les périodes d’élection et en dehors, le parti politique était un cadre structurant de la démocratie représentative encore très ancré dans la conscience collective.

« Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver. » On doit cette phrase à Hanns Johst, dramaturge allemand proche du parti nazi – souvent attribuée, à tort, au dirigeant Joseph Goebbels. Tandis qu’Emmanuel Macron s’évertue à défendre la suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) pour préserver l’hexagone de la fuite des fortunes françaises, ici, quand la culture française prend feu, nos millionnaires sortent leur portefeuille.

Le premier février dernier, a eu lieu comme chaque année en Amérique du Nord, et ce depuis 1976, le Black History Month. Fêté en octobre au Royaume-Uni, cette commémoration annuelle de la diaspora noire issue du monde anglo-saxon occidental est à la fois culturelle et éducative. En effet, c’est l’occasion pour les afro-américains de se remémorer et de célébrer leur histoire, mais aussi de maintenir et/ou renforcer les liens entre les diverses groupes culturels qui existent en son sein.

Dans La droite, hier et aujourd’hui, l’historien Michel Winock rappel que “la droite n’existe et ne se définit qu’en raison de l’existence d’une gauche. Elle n’est pas une entité ; elle n’est fondée que sur des rapports”. De ce point de vue, l’historien rappelle que la France a en effet inventé la gauche et la droite, faisant de ce clivage, d’abord idéologique, un lieu essentiel de l’affrontement entre ces figures antagonistes de la Nation : la version monarchique débutant avec Hugues Capet, jusqu’à la décapitation de Louis XVI le 21 janvier 1793 et la version révolutionnaire, de 1791 jusqu’à nos jours. Clivage qui s’est traduit le plus souvent, par un climat permanent de violence rampant.

Le 4 avril 2019, l’Emission politique rassemblait les têtes de listes des principaux partis politiques français en lice pour les élections européennes du 26 mai. La division au sein de la gauche française a semblé plus éclatante que jamais. Génération.s, Europe Ecologie les Verts et Place Publique/PS prônent les mêmes valeurs fondamentales. Pourtant, ils ne parviennent pas à faire bloc uni pour les défendre. En résulte l’indéniable faiblesse de la gauche. Face à cette situation les électeurs de gauche se trouvent dans l’embarras.

Dans Les Nouveaux Chiens de garde, Serge Halimi affirme que « la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence. » L’auteur met le doigt sur le cœur de la crise médiatique qui alimente les réticences envers certains médias, et même, envers les journalistes.

À un mois du premier tour des élections européennes, la France reste empêtrée dans une crise politique inédite qui remet en cause le tableau originel d’une élite dirigeante. Aujourd’hui, à l’égard des différentes démonstrations de force du gouvernement sinon de volonté d’impressionner ses opposants, le rapport de force semble s’inverser lorsque celui-ci pose la question de la démocratie.

Dans Le Prince Philosophe, Olympe de Gouge écrivait en 1792 : “Ah si les femmes veulent seconder mes désirs, je veux que, dans les siècles futurs, on place leur nom au rang de ceux des plus grands hommes ; non seulement je veux qu’elles cultivent les lettres, les arts, mais qu’elles soient propres encore à exercer des places dans les tribunaux, dans les affaires contentieuses, dans l’administration des affaires de goût [1]. ” D’un certain point de vue, cet extrait nous rappelle les quelques mots de Christiane Taubira quand cette dernière affirmait que les femmes étaient “la moitié du ciel et même un peu plus” et que de ce fait, elles devaient être “la moitié partout où se prennent les décisions”. La Révolution française, survenue en 1789 apparaît à maints égards comme un moment clé de notre histoire, une acmé des revendications où les injustices supportées sous l’Ancien Régime ne peuvent plus être ignorées par le Roi.

LE HALO RADIO. Halocution #2 – « Human Flow » d’Ai Wei Wei, féminisme en Corée, longévité précaire et astrologie

Découvrez de nouveaux membres de l’équipe de Halocution dans ce deuxième podcast. Alice Gapail, Lucie Remer, Célia Lasserre et Anna Perichon vous parlent de mythe historique, d’astrologie mais aussi de féminisme en Corée du Sud et d’un documentaire signé Ai Wei Wei. Une émission orchestrée par Estelle Cacheux.

« Un homme rasé peut être sexy, une femme chauve sera toujours malade » pense Sarah. » » Pourquoi cette pensée d’une des protagonistes de La Tresse est- elle partagée par de nombreuses autres personnes et reflète l’importance symbolique de la chevelure, en particulier chez la femme actuellement ? La citation du roman évoquée suggère que la chevelure chez une femme est condition de sa beauté, de sa féminité. En affirmant cela, on pense qu’une femme chauve ne peut être que malade et ne peut pas être belle. Un crâne rasé ne peut pas être un vrai style, une mode. Il est symbole de faiblesse et de perte d’identité. Perdre ses cheveux c’est paraitrait-il, se perdre soi. Se perdre soi de diverses manières : en perdant sa féminité, sa crédibilité, sa dignité. La calvitie, avant tout chez la femme, est porteuse de symbolique négative.