Dans La droite, hier et aujourd’hui, l’historien Michel Winock rappel que “la droite n’existe et ne se définit qu’en raison de l’existence d’une gauche. Elle n’est pas une entité ; elle n’est fondée que sur des rapports”. De ce point de vue, l’historien rappelle que la France a en effet inventé la gauche et la droite, faisant de ce clivage, d’abord idéologique, un lieu essentiel de l’affrontement entre ces figures antagonistes de la Nation : la version monarchique débutant avec Hugues Capet, jusqu’à la décapitation de Louis XVI le 21 janvier 1793 et la version révolutionnaire, de 1791 jusqu’à nos jours. Clivage qui s’est traduit le plus souvent, par un climat permanent de violence rampant.

Pour le PS, la défaite de 2017 est historique et plus rien ne sera désormais comme avant . En effet, après la trahison de Manuel Valls (refus d’accepter le résultat du vote de désignation du candidat), après le faible score de Benoit Hamon (6,36%) et après le succès d’Emmanuel Macron, les socialistes et leurs électeurs vont être écartelés entre plusieurs tendances possibles mais désormais irréconciliables. Quelque soit le courant qui l’emporte en terme d’adhésion et de suffrage, le PS n’est plus la force politique dominante à gauche, ni non plus le pivot centrale de la gauche autour duquel se faisait les alliances.